SANTÉ / ALERTE ROUGE À ABIDJAN : Ebola aux portes du pays, l’aéroport sous haute surveillance !
SANTÉ / ALERTE ROUGE À ABIDJAN : Ebola aux portes du pays, l’aéroport sous haute surveillance !
Un documentaire de Agence Presse Audio
Abidjan retient son souffle. Depuis la déclaration d’une urgence de santé publique de portée internationale par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le 17 mai 2026, liée à une flambée de la maladie à virus Ebola (souche Bundibugyo) en République démocratique du Congo (RDC) et dans plusieurs pays voisins, la Côte d’Ivoire a enclenché un dispositif sanitaire d’exception.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
21 Mai 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Abidjan retient son souffle. Depuis la déclaration d’une urgence de santé publique de portée internationale par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le 17 mai 2026, liée à une flambée de la maladie à virus Ebola (souche Bundibugyo) en République démocratique du Congo (RDC) et dans plusieurs pays voisins, la Côte d’Ivoire a enclenché un dispositif sanitaire d’exception. Le mercredi 20 mai, dans un communiqué conjoint inédit, les ministères de la Santé, des Transports et des Infrastructures ont officialisé un protocole strict à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. Objectif : ériger un véritable rempart contre toute introduction du virus sur le territoire.
Avant même de voyager : un contrôle anticipé
Désormais, impossible d’improviser. Tous les passagers à destination de la Côte d’Ivoire sont fortement invités à s’enregistrer en ligne via la plateforme du ministère de la Santé, de l'Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle. Compagnies aériennes, agences de voyages et représentations diplomatiques sont mobilisées pour relayer cette exigence. Une stratégie claire : désengorger l’arrivée et identifier en amont les profils à risque.
À l’arrivée : tolérance zéro pour les symptômes
Dès la descente d’avion, l’ambiance change. Les agents de l’Institut national d’hygiène publique (INHP) scrutent chaque passager. Caméras thermiques en action : toute température ≥ 38°C déclenche une alerte immédiate. Maux de tête, fatigue intense, vomissements, diarrhée ou saignements ? Le voyageur est aussitôt isolé et transféré vers le centre de gestion des pandémies de l’aéroport. En parallèle, les gestes barrières sont imposés sans exception : désinfection des mains et respect strict des consignes sanitaires.
Traçabilité totale : chaque détail compte
Pour les retardataires du pré-enregistrement, aucune échappatoire : une collecte de données est effectuée sur place. Les autorités exigent : le numéro de vol et le siège occupé, l’historique des déplacements sur 21 jours, un contact local précis en Côte d’Ivoire, l’adresse de destination finale. En contrepartie, chaque voyageur reçoit un kit d’information sanitaire détaillé.
21 jours sous surveillance sanitaire
Pas de quarantaine automatique pour les personnes sans symptômes. Mais vigilance maximale. Tous les voyageurs en provenance de zones affectées seront suivis pendant 21 jours, durée maximale d’incubation du virus. Au programme : appels téléphoniques et SMS quotidiens des services de santé. Au moindre doute, une équipe d’intervention rapide peut être dépêchée à domicile pour des tests biologiques.
Un réflexe vital : le 143
Le gouvernement ivoirien appelle à la responsabilité collective. Un seul numéro à retenir en cas de suspicion : le « 143 », gratuit et disponible pour alerter immédiatement. Dans un contexte régional sous tension, la Côte d’Ivoire choisit la rigueur plutôt que l’improvisation. À Abidjan, chaque passager devient un maillon de la chaîne de prévention. Et pendant que les avions continuent d’atterrir, une certitude s’impose : face à Ebola, la vigilance n’est plus une option, c’est une obligation.
Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN



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