LITTÉRATURE/ « Je remercie la nuit » : Véronique Tadjo en lice pour le Prix 5 Continents 2026.

LITTÉRATURE/ « Je remercie la nuit » : Véronique Tadjo en lice pour le Prix 5 Continents 2026.

LITTÉRATURE/ « Je remercie la nuit » : Véronique Tadjo en lice pour le Prix 5 Continents 2026.

Un documentaire de Agence Presse Audio


La plume ivoirienne rayonne à l’international. Avec "Je remercie la nuit", publié aux Éditions Mémoire d'encrier, l’écrivaine Véronique Tadjo figure parmi les dix finalistes du prestigieux Prix des cinq continents de la Francophonie 2026.

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26 Février 2026


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Production

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La plume ivoirienne rayonne à l’international. Avec "Je remercie la nuit", publié aux Éditions Mémoire d'encrier, l’écrivaine Véronique Tadjo figure parmi les dix finalistes du prestigieux Prix des cinq continents de la Francophonie 2026. Une reconnaissance majeure pour ce roman puissant qui explore les fractures intimes d’une jeunesse confrontée au fracas de l’Histoire.

Une amitié à l’épreuve du chaos

Flora et Yasmina sont étudiantes au campus de Cocody, à Abidjan. Elles partagent les rêves simples et vibrants de leur génération : réussir leurs études, aimer librement, croire en un avenir meilleur. Mais la crise politique éclate à la suite d’élections présidentielles contestées. Le pays bascule. Les rues grondent. Les certitudes vacillent. Dans cette atmosphère électrique, les trajectoires des deux jeunes femmes se fissurent. L’une choisit la résistance intérieure, l’autre se laisse happer par les turbulences du tumulte national. À travers leurs voix, le roman donne chair à une Côte d’Ivoire sous tension, miroir d’une Afrique contemporaine traversée par les défis démocratiques.

Une écriture sensorielle et engagée

Véronique Tadjo ne raconte pas seulement une crise politique. Elle dissèque les émotions : la peur qui s’insinue, la colère sourde, les espoirs têtus qui refusent de mourir. Son style, à la fois poétique et incisif, capte la vibration des nuits d’Abidjan, les silences lourds des familles, les conversations fiévreuses des étudiants. L’autrice interroge : Que devient l’amitié quand l’idéologie s’invite dans l’intime ? Comment grandir lorsque le pays vacille ? Peut on aimer au milieu des barricades ?

Une reconnaissance internationale

Créé par l’Organisation internationale de la Francophonie, le Prix des cinq continents distingue chaque année une œuvre de fiction témoignant de la diversité culturelle et éditoriale en langue française. Être finaliste, c’est déjà inscrire son nom dans une cartographie littéraire mondiale. Pour la Côte d’Ivoire, cette sélection résonne comme une fierté. Elle confirme la vitalité de sa scène littéraire et la place centrale de ses auteurs dans le dialogue des imaginaires francophones. Avec « Je remercie la nuit », Véronique Tadjo transforme l’obscurité en matière littéraire. Et si, au cœur des nuits les plus troublées, naissaient aussi les plus grandes prises de conscience ?

Texte et récit Marie-Paule N'GUESSAN