ECONOMIE / SIA 2026 : À Paris, la Côte d’Ivoire scelle deux partenariats agricoles majeurs pour booster sa souveraineté alimentaire.

ECONOMIE / SIA 2026 : À Paris, la Côte d’Ivoire scelle deux partenariats agricoles majeurs pour booster sa souveraineté alimentaire.

ECONOMIE / SIA 2026 : À Paris, la Côte d’Ivoire scelle deux partenariats agricoles majeurs pour booster sa souveraineté alimentaire.

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Invitée d’honneur de la 62ᵉ édition du Salon international de l'agriculture (SIA), la Côte d’Ivoire a marqué les esprits dès les premiers jours du rendez-vous mondial de l’agriculture.

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24 Février 2026


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Invitée d’honneur de la 62ᵉ édition du Salon international de l'agriculture (SIA), la Côte d’Ivoire a marqué les esprits dès les premiers jours du rendez-vous mondial de l’agriculture. Le lundi 23 février 2026, le pavillon ivoirien, véritable vitrine du savoir-faire agricole national, a servi de cadre à la signature de deux mémorandums d’entente stratégiques aux enjeux majeurs pour l’avenir du secteur agricole ivoirien. Conduite par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, la délégation ivoirienne n’a pas fait le déplacement à Paris pour une simple représentation symbolique. Elle y est allée avec une vision claire : accélérer la transformation agricole et renforcer la souveraineté alimentaire du pays.

Deux accords structurants pour l’agriculture ivoirienne

Le premier partenariat a été signé avec AGRIMUNDI, acteur reconnu de la coopération agricole internationale. Spécialisée dans la recherche appliquée, l’innovation agricole et le transfert de technologies, la structure mettra son expertise au service de la modernisation des filières ivoiriennes. L’objectif est limpide : intégrer des solutions innovantes, améliorer les pratiques agricoles et renforcer la résilience du secteur face aux défis climatiques et économiques. Dans la foulée, un second mémorandum d’envergure a été conclu avec MAS Seeds, entreprise de référence dans la production de semences performantes. Ce partenariat stratégique vise à améliorer l’accès des producteurs ivoiriens à des semences de haute qualité, levier essentiel pour accroître les rendements, optimiser la qualité des récoltes et sécuriser les revenus agricoles.

Une stratégie ciblée sur les productions vivrières

Derrière ces signatures, se dessine une feuille de route bien pensée. À court terme, les efforts seront concentrés sur les cultures vivrières à fort impact social, afin d’obtenir des résultats rapides en matière de sécurité alimentaire et de création d’emplois ruraux. Une orientation stratégique dans un contexte où la demande alimentaire nationale ne cesse de croître. Le maïs, pilier de l’alimentation et de l’économie agricole ivoirienne, figure en tête des priorités. L’ambition est claire : renforcer la souveraineté alimentaire sur cette filière stratégique, tout en protégeant les revenus des producteurs et en consolidant une agriculture durable et compétitive.

Innovation, biomasse et bioénergie dans le viseur

À moyen terme, la coopération entre Abidjan et ses partenaires s’élargira à des thématiques structurantes telles que la filière semencière, la valorisation de la biomasse et le développement de solutions bioénergétiques. Une dynamique qui s’inscrit dans la volonté affichée de faire de la Côte d’Ivoire un hub d’innovation agricole en Afrique de l’Ouest. Sur le plan opérationnel, MAS Seeds pilotera la mise en œuvre technique du projet, avec mobilisation de ressources humaines et technologiques adaptées. De son côté, le ministère ivoirien de l’Agriculture assurera l’accompagnement institutionnel, notamment en facilitant l’accès aux terres agricoles et la mise à disposition de données locales essentielles à la réussite du programme.

Un partenariat gagnant-gagnant aux retombées stratégiques

Au-delà des signatures, ces accords traduisent un repositionnement stratégique de la Côte d’Ivoire dans l’écosystème agricole international. Pour Abidjan, c’est l’opportunité de monter en gamme, moderniser ses pratiques et consolider un secteur clé de son économie. Pour la France et ses partenaires, c’est la confirmation d’un partenariat agricole historique avec un acteur majeur de l’espace ouest-africain. Et si ces signatures n’étaient que le prélude d’une transformation agricole plus profonde ? À Paris, la Côte d’Ivoire n’a pas seulement exposé ses richesses agricoles : elle a surtout semé, discrètement mais sûrement, les graines de son futur leadership agricole régional. 

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN