Drame à Taï : Un agent des Eaux et Forêts sacrifié sur l’autel de l’orpaillage clandestin.
Drame à Taï : Un agent des Eaux et Forêts sacrifié sur l’autel de l’orpaillage clandestin.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Le département de Taï, dans la région du Cavally, à l’ouest de la Côte d’Ivoire, est à nouveau plongé dans la stupeur. Le corps sans vie du sergent Koumaré Issouf, affectueusement appelé « Youl », a été retrouvé le dimanche 15 février 2026 au cœur de la forêt classée de Goin-Débé.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
20 Février 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Le département de Taï, dans la région du Cavally, à l’ouest de la Côte d’Ivoire, est à nouveau plongé dans la stupeur. Le corps sans vie du sergent Koumaré Issouf, affectueusement appelé « Youl », a été retrouvé le dimanche 15 février 2026 au cœur de la forêt classée de Goin-Débé. Mais au-delà de l’émotion, ce drame soulève des interrogations brûlantes : comment des sites d’extraction illégaux peuvent-ils encore prospérer dans une zone théoriquement protégée par l’État ?
Une patrouille qui vire au cauchemar
Alors qu’ils effectuaient une mission de surveillance, deux agents de l’unité de Zagné ont été pris au piège par une meute d’orpailleurs clandestins. Si l’un des gardes forestiers a réussi à s’échapper, le sergent Koumaré a succombé à une agression d’une « extrême violence ». Pourtant, une question demeure : après les récents conflits fonciers entre les communautés autochtones Wê et allochtones Baoulé, les populations n’avaient-elles pas été officiellement déguerpies de ces zones ? Si l’accès à la forêt est interdit, comment expliquer une telle concentration d’individus armés et prêts à tuer pour défendre des trous de mine ?
Les failles de la sécurisation forestière
La découverte macabre faite par l’équipe de secours dépêchée sur les lieux confirme l’insécurité galopante dans le massif de Goin-Débé. Ce nouvel homicide repose brutalement la question de la sécurité des agents de l’État : sont-ils suffisamment armés et en nombre pour faire face à des réseaux criminels de plus en plus organisés ?
Alors qu’une enquête judiciaire tente d’identifier les auteurs de ce crime, l’indignation gagne la localité de Zagné. Entre le deuil et la colère, les populations attendent des réponses claires : quand la forêt classée redeviendra-t-elle un sanctuaire de la biodiversité plutôt qu’un repaire de non-droit ?
Texte et récit : Silvere Bossiei



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