Centrafrique : Fin de calvaire pour l’humanitaire Joseph Martin Figueira.
Centrafrique : Fin de calvaire pour l’humanitaire Joseph Martin Figueira.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Le dénouement est enfin arrivé pour Joseph Martin Figueira. Après plus de 22 mois passés derrière les barreaux en République centrafricaine, ce consultant belgo-portugais a retrouvé la liberté le mardi 07 Avril 2026.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
08 Avril 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Le dénouement est enfin arrivé pour Joseph Martin Figueira. Après plus de 22 mois passés derrière les barreaux en République centrafricaine, ce consultant belgo-portugais a retrouvé la liberté le mardi 07 Avril 2026. Condamné à une lourde peine de dix ans de travaux forcés pour « atteinte à la sécurité de l’État », le chercheur a pu quitter le sol centrafricain à bord d'un avion militaire pour rejoindre Lisbonne.
L'affaire remonte à la fin mai 2024. Alors en mission pour l'ONG américaine FHI 360 à Zémio, dans l'extrême est du pays, Joseph Martin Figueira avait été interpellé dans une zone frontalière sous haute tension. La justice centrafricaine l'accusait d'avoir entretenu des liaisons dangereuses avec des groupes armés locaux dans le Haut-Mbomou.
Plus grave encore, le procureur affirmait qu'il aurait « donné des ordres » à une milice pour traquer Joseph Kony, le chef de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) recherché par la Cour pénale internationale. En novembre 2025, le verdict tombe : dix ans de travaux forcés pour complicité de conspiration criminelle.
Une sentence qui avait provoqué l'émoi dans le milieu humanitaire. Mais dans l'ombre, une machine diplomatique complexe s'est mise en marche. C'est l'action concertée de la Belgique, du Portugal et de l'Union européenne qui a finalement permis de débloquer la situation.
Si les détails de l'accord ayant conduit à sa libération restent confidentiels, ce retour met un terme à un feuilleton judiciaire qui aura duré près de deux ans. Pour l'humanitaire, cette libération marque la fin d'un isolement forcé au cœur d'une région minée par les conflits de pouvoir et les suspicions d'espionnage.
Texte et récit : Silvère Bossiei



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